Le climat politique s’embrase dans le Tanganyika. Des cadres et militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) sortent du silence pour réclamer le départ immédiat du gouverneur Christian Kitungwa Muteba, dénonçant une gestion qu’ils jugent « catastrophique » et opaque.
Dans une déclaration choc destinée au Président Félix Tshisekedi, les fédérations urbaines et rurales du parti présidentiel ont dressé un bilan noir de la gouvernance actuelle. Les griefs sont nombreux et touchent aux piliers de la vie provinciale :
• Insécurité galopante : Les signataires décrivent un quotidien marqué par des crépitements de balles et une peur permanente.
• Gestion financière opaque : Un manque de redevabilité qui brise la confiance entre les autorités et les administrés.
• Crise sociale : À Kalemie, le sort des femmes chargées de l’assainissement, impayées depuis plusieurs mois, est brandi comme le symbole d’un « échec total ».
Les mots utilisés par les cadres de l’UDPS sont particulièrement virulents. Ils accusent l’exécutif provincial et l’Assemblée provinciale de privilégier un système de « copinage » au détriment de l’intérêt général.
« L’insécurité a atteint un niveau extrêmement préoccupant. La population vit dans une peur permanente, rythmée par des crépitements de balles quasi-quotidiens », peut-on lire dans cette déclaration des cadres de l’UDPS.
L’UDPS Tanganyika ne se contente plus de critiquer ; elle appelle à une intervention directe du sommet de l’État pour instaurer une gouvernance « responsable et transparente ».
Cette prise de position du parti au pouvoir pourrait fragiliser durablement l’autorité de Christian Kitungwa, alors que la pression populaire continue de monter à Kalemie et dans le reste de la province.
accusations.
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