L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, a réagi avec virulence aux récentes sanctions imposées par les États-Unis. Dans un communiqué officiel, il dénonce une manœuvre politique.
Visé par des mesures restrictives de la part du gouvernement américain, Joseph Kabila n’a pas tardé à faire entendre sa voix. Par la voix de son cabinet, l’ex-chef de l’État (2001-2019) rejette catégoriquement des sanctions qu’il juge « injustifiées » et dénuées de fondement factuel.
Pour Joseph Kabila, cette annonce n’a rien d’une procédure administrative neutre. Il y voit une décision « politiquement motivée », calquée sur le discours des autorités actuelles à Kinshasa. Le sénateur à vie soutient que les accusations portées contre lui ne sont étayées par aucune « preuve irréfutable » et accuse Washington de se faire le relais du pouvoir en place.
Selon le communiqué exploité par Agora magazine, cette démarche américaine pourrait avoir des conséquences lourdes en République démocratique du Congo, en étant interprétée comme un soutien tacite à une « dérive autoritaire » du régime actuel.
Loin de se résigner, Joseph Kabila prépare sa défense. Il a affirmé se réserver le droit d’engager « toutes les voies légales appropriées » pour contester ces sanctions. Il exige notamment une transparence totale sur les éléments précis ayant conduit l’administration américaine à prendre cette décision à son encontre.
Au-delà de sa situation personnelle, Joseph Kabila a profité de cette sortie pour se repositionner sur l’échiquier politique national. Réitérant son attachement à l’intégrité territoriale et à l’unité du pays, il a lancé un appel symbolique fort : • Référence à l’Article 64 : L’ancien président invoque cet article de la Constitution qui impose aux Congolais le devoir de faire échec à toute forme de dictature. • Objectif affiché : Il déclare vouloir « œuvrer sans relâche » pour restaurer l’État de droit et mettre fin à ce qu’il qualifie de régime dictatorial.
Alors que la tension monte entre le camp Kabila et l’administration Tshisekedi, cette sortie confirme que l’ancien « Raïs » n’entend pas rester un simple spectateur de la crise politique congolaise.
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