L’ancien ministre et député national Lambert Mende Omalanga s’est montré sceptique quant à l’organisation des élections en République démocratique du Congo dans le contexte sécuritaire actuel marqué par l’occupation de plusieurs zones de l’Est du pays par des groupes armés soutenus, selon Kinshasa, par un pays voisin.
Dans une déclaration relayée le vendredi dernier, l’homme politique congolais estime qu’il est difficile d’envisager un processus électoral normal alors qu’une partie du territoire national échappe encore au contrôle de l’État.
« Comment peut-on envisager une élection dans un pays dont une partie substantielle est occupée militairement par un pays voisin ? Dans quel but devrait-on procéder de la sorte ? », s’est interrogé Lambert Mende.
Pour l’ancien porte-parole du gouvernement, les élections ne devraient pas constituer une priorité absolue au détriment des enjeux sécuritaires. Il considère que la menace qui pèse sur la RDC depuis près de trois décennies exige avant tout une réponse nationale forte afin de préserver l’intégrité territoriale du pays.
« Les élections ne sont pas une fin en elles-mêmes. Elles ne doivent pas occulter l’impérieuse nécessité de contrer la menace existentielle qui pèse sur la RDC depuis 1996 », a-t-il ajouté.
Cette sortie intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’Est de la RDC, où les affrontements entre les forces gouvernementales et les groupes rebelles continuent d’alimenter l’insécurité et les déplacements massifs des populations civiles.
Les propos de Lambert Mende relancent ainsi le débat sur la compatibilité entre processus démocratique et situation de guerre, à l’approche des prochaines échéances politiques dans le pays.
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