L’Entreprise Générale du Cobalt (EGC) intensifie ses efforts pour formaliser l’exploitation artisanale du cobalt en République démocratique du Congo. Cette stratégie vise à mieux encadrer une filière qui contribue entre 15 % et 30 % de la production nationale de cobalt, tout en réduisant la contrebande et les exportations frauduleuses qui privent l’État d’importantes recettes fiscales.
Pour atteindre cet objectif, l’EGC développe des zones d’exploitation artisanale formalisées, où les coopératives agréées opèrent sous supervision officielle et dans le respect des normes de sécurité, de traçabilité et de gouvernance. Un projet pilote est actuellement mis en œuvre dans la province du Lualaba grâce à un partenariat conclu avec le groupe minier ERG.
Au-delà du contrôle de la production, l’initiative vise également à améliorer les conditions de travail des creuseurs, lutter contre le travail des enfants et assurer une meilleure transparence de la chaîne d’approvisionnement en cobalt.
Selon le directeur général de l’EGC, Eric Kalala, la formalisation constitue une réponse durable aux défis sécuritaires et sociaux du secteur minier artisanal. Forte des premiers résultats obtenus, l’entreprise envisage d’étendre ce modèle à d’autres zones minières du pays en collaboration avec plusieurs opérateurs.
Dans un contexte de forte demande mondiale en cobalt, notamment pour la fabrication des batteries destinées aux véhicules électriques, l’EGC estime que la formalisation du secteur est devenue un enjeu stratégique pour préserver le leadership de la RDC sur ce marché.
Près de trois millions des exploitants miniers artisanaux exercent leurs activités à travers le pays. Parmi eux, entre 1,5 et 2 millions de creuseurs sont directement impliqués dans l’exploitation du cobalt et contribuent entre 15 et 30 % de la production nationale indiquent les statistiques du ministère des Mines
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