La crise pétrolière mondiale, alimentée par les tensions au Moyen-Orient, continue de produire ses effets en République démocratique du Congo. Après la hausse officielle des prix à la pompe, certaines villes commencent déjà à ressentir les conséquences les plus sévères.
À Kolwezi, chef-lieu de la riche province minière du Lualaba, la situation devient préoccupante. 1 litre d’essence est passé de 3 830 FC à 4 800 FC alors que le gasoil a connu une hausse de 970 FC. La majorité des stations-service reste fermée, faute de stock suffisant en produits pétroliers. Une pénurie qui inquiète fortement les habitants.
Dans cette ville stratégique pour l’économie nationale, dominée par l’activité minière, la rareté du carburant fait craindre une réaction en chaîne. La population redoute une hausse imminente des prix du transport en commun, mais aussi des denrées de première nécessité, dont le coût dépend fortement du transport.
Si la pénurie persiste à Kolwezi, elle pourrait rapidement s’étendre à d’autres centres urbains, accentuant la pression sur une économie déjà vulnérable.
Pour rappel, le gouvernement congolais a procédé à une nouvelle révision des prix des produits pétroliers, dans un contexte international marqué par les tensions au Moyen-Orient. Le gouvernement assure vouloir « préserver le pouvoir d’achat de la population » tout en tenant compte des fluctuations du marché international. L’exécutif met en avant un équilibre délicat entre régulation interne et réalités économiques mondiales.
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