L’Union sacrée de la Nation (USN) passe à l’offensive politique contre l’ancien président Joseph Kabila et le Front pour la Refondation de la Nation (FRN). Dans une note circulaire publiée le vendredi 16 octobre 2026, le Secrétariat permanent de cette plateforme politique appelle à une mobilisation générale pour la défense de la patrie.
Signé par le professeur André Mbata, secrétaire permanent et porte-parole de l’USN, le document demande aux partis membres, aux présidents des conseils provinciaux ainsi qu’aux gouverneurs de province d’organiser, avant la fin du mois d’octobre, des déclarations solennelles et des manifestations publiques pacifiques. Ces initiatives devront se tenir à Kinshasa, dans les différentes provinces de la République démocratique du Congo ainsi qu’au sein de la diaspora congolaise.
Pour justifier sa démarche, l’Union sacrée invoque les articles 61 et 64 de la Constitution congolaise. Elle accuse l’ancien chef de l’État d’être le « porte-étendard » de l’agression rwandaise. La plateforme présidentielle entend également inscrire dans la future réforme constitutionnelle une disposition visant à retirer le statut de sénateur à vie à tout ancien président définitivement condamné ou ayant pris les armes contre son propre pays.
Au-delà des manifestations annoncées, l’Union sacrée appelle chaque Congolais à se prononcer clairement sur la situation. Elle adresse également cet appel à ceux qui avaient soutenu la participation de Joseph Kabila au dialogue national. Dans sa note, la plateforme estime que la gravité de la situation impose à chacun de prendre ses responsabilités, avertissant que « le silence ou l’inaction constituerait un crime ».
Cette initiative traduit le durcissement de la position de l’Union sacrée face à Joseph Kabila et au FRN, alors que les débats sur la sécurité nationale, le dialogue politique et une éventuelle réforme constitutionnelle occupent une place centrale dans l’actualité congolaise.
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