Ce jeudi 30 avril 2026, l’administration américaine a franchi un palier historique en plaçant l’ancien président Joseph Kabila sur la liste noire de l’OFAC. Accusé de soutenir activement la rébellion de l’AFC/M23, l’ex-chef d’État voit ses avoirs gelés, déclenchant une vague de réactions passionnées entre satisfaction de la société civile et ralliement du gouvernement.
Au pays de Patrice E. Lumuba, les réactions ne se sont pas fait attendre. Pour le gouvernement, représenté par le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Me Jacquemin Shabani, ce verdict international était inévitable :
« Ce n’est qu’une conséquence logique, même si ça a traîné à venir. C’est Kabila l’instigateur, l’initiateur et le concepteur de la déstabilisation du Congo », a-t-il déclaré, pointant la responsabilité de l’ancien président dans le sabotage des processus de paix.
De son côté, la société civile salue une avancée vers la fin de l’impunité. Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO, y voit une preuve irréfutable :
« Je salue les sanctions des États-Unis contre l’ancien Président Joseph Kabila. Ceci est une autre preuve qui appuie la thèse selon laquelle il est impliqué dans l’agression du Congo par le Rwanda avec la complicité de l’AFC/M23. » L’activiste appelle désormais à ce que tous les responsables de violations des droits humains et de pillage des ressources naturelles rendent des comptes devant la justice.
Alors que le silence règne toujours du côté de Kingakati, cette décision américaine redessine les lignes de force en RDC et soulève une question centrale : quelle sera la prochaine étape judiciaire pour celui qui a dirigé le pays pendant 18 ans ?
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