Sous l’impulsion du Chef de l’État, une réunion de haute sécurité s’est tenue ce jeudi pour intensifier la riposte contre le pillage des ressources minières. Désormais, l’heure est à la répression et à la restauration de l’autorité de l’État dans les zones d’extraction.
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité, a présidé une séance de travail stratégique réunissant les piliers du gouvernement impliqués dans la gestion des ressources naturelles. Ce tour de table inédit souligne le caractère transversal de la crise actuelle. Autour de la table :
- Guillaume NGEFA, Ministre d’État à la Justice et Garde des Sceaux ;
- Louis WATUM KABAMBA, Ministre des Mines ;
- Marie NYANGE, Ministre de l’Environnement.
Cette réunion répond directement aux orientations du Président de la République. Le constat est sans appel : la fraude minière prive l’État de recettes vitales et alimente l’insécurité. Pour y remédier, trois axes majeurs ont été définis :
- Renforcement des contrôles : Un déploiement accru des services de sécurité et des inspecteurs des mines pour verrouiller les circuits de sortie des minerais.
- Gouvernance rigoureuse : Assainir le cadastre minier et régulariser les exploitants artisanaux pour sortir le secteur de l’informel.
- Actions judiciaires immédiates : Contrairement aux mesures précédentes, des poursuites sont engagées « sans délai » contre tous les acteurs de la chaîne criminelle, qu’ils soient nationaux ou expatriés.

Le message du gouvernement est limpide : l’exploitation sauvage et illégale ne sera plus tolérée. En associant la Justice et l’Intérieur à cette démarche, l’exécutif veut rassurer les partenaires internationaux et les investisseurs légitimes sur la sécurisation du climat des affaires.
« Il ne s’agit plus de simples recommandations, mais de mesures fermes pour restaurer une gouvernance efficace et punir les coupables », a-t-on appris à l’issue de la rencontre.
Au-delà de l’aspect sécuritaire, cette lutte contre la fraude vise à réorienter les revenus miniers vers le Trésor public. L’objectif final est de transformer la richesse du sous-sol en projets de développement concret : infrastructures, éducation et santé.
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