Le Centre interculturel Sauti ya Macho a présenté, ce lundi 6 juillet, les grandes lignes de la 4ᵉ édition de son festival d’art contemporain, qui marque également sa 2ᵉ édition à dimension internationale. Les organisateurs se sont exprimés au cours d’un point de presse tenu au Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC) de Kolwezi, à quelques jours de l’ouverture officielle du festival, prévue du 9 au 11 juillet.
À cette occasion, le directeur général de Sauti ya Macho, Doudou Miji Kanyik, a exposé la vision qui guide cette nouvelle édition : faire de Kolwezi un véritable pôle international de l’art contemporain, où le quotidien devient un langage artistique universel.
Placée sous le thème « Ki-siquod’arts : poétiques du quotidien », cette édition s’inspire de l’expression swahili Kila siku (« chaque jour »), associée aux notions de « quotidien » en français et de « day» en anglais. Le festival invite ainsi les artistes à transformer les réalités de la vie quotidienne en œuvres d’art contemporain.
Les créations et réflexions porteront notamment sur le quotidien dans les mines, les réalités sociales, les mutations urbaines et industrielles, ainsi que l’ordinaire comme source d’inspiration artistique.

Pendant trois jours, le Padel du centre commercial Mall La Joie de Kolwezi accueillera une cinquantaine d’artistes venus de Kolwezi, Lubumbashi, Kinshasa, mais aussi du Sénégal, du Congo-Brazzaville et de la France. Le programme comprend des expositions, des spectacles de musique, de danse contemporaine et traditionnelle, de slam, de conte, d’humour et d’éloquence, ainsi que des journées professionnelles, des rencontres et des ateliers-conférences animés par des experts du monde culturel.
Au-delà de sa vocation artistique, le festival ambitionne de structurer le marché de l’art contemporain, de renforcer le rayonnement culturel de Kolwezi et de contribuer au développement d’une économie culturelle durable.
Les organisateurs ont toutefois fait part des difficultés matérielles et financières auxquelles ils sont confrontés depuis les trois premières éditions. Ils regrettent le manque d’accompagnement des autorités provinciales et du secteur privé. À ce jour, seuls l’Institut français et l’Hôtel de Ville de Kolwezi soutiennent officiellement cette initiative.
Au total, 50 artistes prendront part à cette quatrième édition, confirmant la montée en puissance de ce rendez-vous culturel qui s’impose progressivement parmi les principaux événements consacrés à l’art contemporain dans le Grand Katanga.
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