La deuxième journée de la 4ᵉ édition des Semaines sociales, organisées par la Commission diocésaine des intellectuels et cadres catholiques (CDICC) de Kolwezi, s’est poursuivie mercredi 22 avril dans la salle polyvalente Immaculata.
Placées sous le thème « Société de consommation du XXIᵉ siècle et espérance chrétienne », ces assises réunissent cadres, intellectuels et autorités autour d’une réflexion sur un modèle de société qui remet l’homme au centre.
Intervenant sur « Le sens de la vie humaine selon la Bible », l’Abbé Dieudonné Musanhila Murhula a mis en lumière la position de l’Église catholique sur plusieurs questions bioéthiques. Il a notamment rappelé que l’Église accepte les soins palliatifs, tout en encourageant à laisser la vie suivre son cours naturel jusqu’à son terme.
Abordant la question de l’avortement, il a expliqué que l’avortement thérapeutique est perçu à la lumière du principe du double effet, tandis que l’avortement eugénique (ndlr, une interruption de grossesse pratiquée pour éviter la naissance d’un enfant porteur d’une caractéristique jugée indésirable, handicap, particularité physique…) est catégoriquement rejeté. Il a également souligné que les méthodes contraceptives modernes ne sont pas approuvées par l’Église.
La seconde conférence, animée par le docteur François Kabongo, a porté sur « L’attitude du personnel soignant chrétien face aux malades en situation extrême, entre espérance et désespérance ». Il a insisté sur le refus de l’euthanasie et la nécessité d’éviter l’acharnement thérapeutique. Pour lui, la souffrance, bien qu’inhérente à la condition humaine, rappelle la précarité de la vie et en souligne la valeur inestimable.
Mgr Richard Kazadi Kamba, Eveque de Kolwezi, ne cesse d’inviter les participants à ces assises à réfléchir sur les moyens de transmettre aux fidèles « l’Évangile de la bienheureuse espérance », capable d’orienter la vie présente vers la vie éternelle.
À travers ces échanges, les organisateurs entendent susciter une prise de conscience collective en éclairant les réalités sociales à la lumière de l’Évangile.
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