Une vive inquiétude a régné mardi à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba. Craignant d’éventuelles représailles liées aux mouvements de protestation et aux pillages enregistrés au cours des 48 heures précédentes, plusieurs établissements scolaires ont libéré leurs élèves avant la fin normale des cours.
Pris de panique, de nombreux parents se sont précipités dans les écoles pour récupérer leurs enfants. Certaines institutions n’ont fonctionné que pendant une partie de la journée, perturbant ainsi le déroulement normal des activités scolaires.
Pourtant, aucune menace visant les établissements scolaires n’a été officiellement confirmée par les autorités politico-administratives, policières ou éducatives. La propagation de rumeurs a néanmoins suffi à semer la peur parmi les élèves, les parents et le personnel enseignant.
Cette psychose intervient dans un climat tendu, marqué par des mouvements de protestation et des pillages de boutiques ainsi que de sous-commissariats de la police au cours des derniers jours. Ces événements surviennent dans un contexte de difficultés rencontrées par les exploitants miniers artisanaux pour écouler leurs minerais.
Lundi, la veille de ces perturbations scolaires, l’exécutif provincial avait démenti les informations faisant état d’une fermeture ou d’une suspension des activités des entités de traitement des minerais. Depuis la semaine dernière, les exploitants artisanaux poursuivent leurs activités, mais éprouvent des difficultés à trouver des débouchés pour leurs produits.
Une vingtaine d’entités de traitement, pour la plupart exploitées par des ressortissants chinois, font actuellement l’objet d’un contrôle par une mission visant à assainir l’environnement minier, à démilitariser les sites et à améliorer les conditions de travail des exploitants artisanaux, selon les informations disponibles. En attendant une clarification complète de la situation, les rumeurs continuent d’alimenter l’inquiétude à Kolwezi, au point de perturber le fonctionnement de plusieurs établissements scolaires, alors qu’aucune menace officielle contre les écoles n’a été signalée.
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