L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a tenu à rassurer vendredi 8 mai sur la faible probabilité de propagation de l’hantavirus au grand public, alors qu’aucun cas suspect n’a été signalé à bord du navire de croisière MV Hondius. Trois passagers de ce bateau sont décédés, déclenchant une alerte sanitaire internationale.
« Il s’agit d’un virus dangereux, mais uniquement pour la personne réellement infectée. Le risque pour la population en général reste quant à lui extrêmement faible », a déclaré Christian Lindmeier, porte-parole de l’OMS à Genève. Il a précisé que, dans certains cas, même le voisin de cabine d’une personne contaminée n’a pas été infecté.
Lindmeier a également insisté sur le mode de transmission : « Ce n’est pas du tout comme la rougeole. Un contact étroit signifie qu’il faut pratiquement être nez à nez […] Ce n’est pas un nouveau Covid. »
Le MV Hondius, parti le 1er avril d’Ushuaïa en Argentine, fait actuellement route vers Tenerife, aux Canaries, où il est attendu dimanche. Le débarquement des passagers aura lieu entre dimanche midi et lundi, « seule fenêtre » possible en raison des conditions météorologiques.
L’hantavirus se transmet généralement par les rongeurs infectés, via leur urine, leurs excréments ou leur salive. La souche détectée à bord, l’hantavirus Andes, est rare et peut exceptionnellement se transmettre d’homme à homme.
En attendant un état des lieux actualisé, les autorités sanitaires de plusieurs pays traquent les personnes ayant été en contact avec les cas confirmés afin de les isoler et de procéder à des tests. L’OMS a annoncé qu’une hôtesse de la compagnie KLM, qui avait été en contact avec une passagère néerlandaise décédée après un court vol Johannesburg-Amsterdam, a été testée négative, ce qui constitue une « bonne nouvelle ».
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