À quelques heures de la clôture des dépôts des candidatures au Comité Exécutif de la Fédération Congolaise de Football Association maintenue pour le mardi 21 avril et à l’approche de l’élection prévue en mai 2026, la bataille pour la succession s’intensifie. Si plusieurs candidatures sont déjà annoncées, les tendances actuelles permettent de dégager quelques profils qui se détachent dans la course.
Cette élection est cruciale pour l’avenir du football en République démocratique du Congo. Elle intervient dans un contexte marqué par des attentes fortes : professionnalisation du championnat, relance des équipes nationales et amélioration de la gouvernance.
Contrairement à une élection populaire, le scrutin repose sur un collège électoral composé de délégués issus des ligues, clubs et autres structures du football national. Un détail qui pèse lourd dans le choix du futur président.
Parmi les noms qui circulent avec insistance, Bosco Mwehu apparaît comme le candidat le mieux positionné en interne. Fin connaisseur des rouages du football local, il bénéficie d’un réseau solide au sein des instances nationales. Sa proximité avec les acteurs du terrain et son expérience administrative jouent clairement en sa faveur dans un scrutin où les alliances internes sont déterminantes.

Premier à officialiser sa candidature, Aziz Makukula mise sur son image d’ancien international et son expérience du football européen. Il incarne un vent de renouveau et séduit une partie de l’opinion publique par son discours axé sur la modernisation. Cependant, sa capacité à transformer cette popularité en voix au sein du collège électoral reste une inconnue.
Moins médiatisé, Lord Ndiwa Kanganal se positionne comme une alternative crédible. Son profil de manager et son discours orienté vers la réforme pourraient lui permettre de tirer son épingle du jeu, notamment en cas de recomposition des alliances.
Un autre nom revient avec insistance : celui de Véron Mosengo-Omba. Actuel secrétaire général de la CAF, il dispose d’une stature internationale et d’un réseau influent.
S’il venait à officialiser sa candidature, il pourrait bouleverser l’équilibre des forces et s’imposer comme un sérieux prétendant à la victoire.
À ce stade, aucun candidat ne s’impose de manière écrasante. Mais une constante se dégage : dans ce type d’élection, le poids des réseaux internes reste déterminant.
Entre popularité, expérience et stratégie d’alliance, la course à la présidence de la FECOFA s’annonce serrée et pleine de rebondissements.
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