Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (GCI), composé de dix pays appelle les différentes parties impliquées dans les accords de Washington et l’Accord-cadre de Doha à respecter leurs engagements et à privilégier une solution pacifique et durable à la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans une déclaration rendue publique le vendredi 30 octobre 2026, cette plateforme diplomatique, qui regroupe notamment l’Allemagne, la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse et l’Union européenne, réaffirme son soutien aux efforts de médiation menés sous l’égide de l’Union africaine, ainsi qu’au leadership régional dans la recherche de la paix.
Réagissant aux récents développements politiques et sécuritaires en RDC, le GCI condamne catégoriquement le recours à la violence pour atteindre des objectifs politiques, faisant notamment référence au Front pour la refondation de la nation (FRN), récemment créé. Il insiste sur le respect de la Constitution, de l’État de droit ainsi que de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.
Le Groupe de contact international plaide également pour un dialogue intercongolais pacifique et inclusif, associant toutes les principales parties prenantes du pays. Pour cette organisation, les divergences politiques et les revendications ne peuvent trouver de solution par les armes, mais doivent être traitées dans un cadre garantissant les libertés fondamentales et la participation des acteurs politiques et de la société civile.
Le GCI exprime sa profonde préoccupation face à la poursuite des combats dans l’Est du pays et aux souffrances infligées aux populations civiles. Il exhorte les parties à respecter le cessez-le-feu convenu à Doha le 19 juillet 2025 et alerte sur les conséquences de l’utilisation croissante des drones, notamment pour les civils et les travailleurs humanitaires.
Par ailleurs, le GCI rappelle les exigences de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle notamment les Forces de défense rwandaises à mettre fin à leur soutien au M23 et à se retirer immédiatement et sans condition du territoire congolais. La résolution exige également le démantèlement des administrations parallèles illégitimes et la neutralisation des FDLR.
Sur ce dernier point, le Groupe encourage le gouvernement congolais à présenter un plan d’action clair, accompagné d’un calendrier précis, pour accélérer la mise en œuvre du processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration des combattants des FDLR.
Enfin, face à l’aggravation des besoins humanitaires et à l’épidémie d’Ebola, le GCI appelle toutes les parties et les groupes armés à respecter le droit international humanitaire et à garantir aux organisations humanitaires un accès total, sécurisé et sans entrave aux populations dans le besoin.
À travers cette déclaration, les dix États membres et l’Union européenne réaffirment leur engagement en faveur d’une solution politique, pacifique et durable à la crise congolaise.
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