En marge du sommet Russie-Afrique organisé à Moscou, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a affirmé mercredi que la crise politique et sécuritaire qui sévit dans l’Est de la République démocratique du Congo relevait essentiellement des affaires internes congolaises. Il a ainsi écarté toute responsabilité de Kigali dans les violences qui persistent dans cette partie du pays.
Cette prise de position intervient le jour même de l’annonce par les États-Unis de sanctions contre le ministère rwandais de la Défense et une institution financière du Rwanda, accusés de soutenir la rébellion du M23.
Le chef de la diplomatie rwandaise a également rejeté les accusations des autorités congolaises concernant un supposé rôle de Kigali auprès de l’ancien président Joseph Kabila, dont le rapprochement avec le M23 a été signalé ce mois-ci. Selon Olivier Nduhungirehe, cette question doit trouver une issue politique entre les Congolais eux-mêmes.
Toutefois, les experts des Nations unies font état d’une influence importante du Rwanda sur le M23 et signalent la présence de milliers de soldats rwandais sur le sol congolais. Des allégations que les autorités rwandaises continuent de démentir.
Malgré la signature d’un accord de paix sous médiation américaine en décembre dernier, les combats se poursuivent dans l’Est de la RDC, où la situation sécuritaire demeure préoccupante.
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