Dans un communiqué publié le 2 mai 2026, l’ONG AFREWATCH condamne ce qu’elle qualifie d’arrestation et de détention arbitraires de 11 membres de la communauté délocalisée du village Kabombwa. Ces derniers ont été interpellés le 1er mai 2026 à Fungurume, sans convocation préalable, et ce en pleine journée fériée.
Selon l’organisation, ces arrestations s’inscrivent dans un contexte de tensions persistantes liées à une délocalisation jugée irrégulière, consécutive à la pollution attribuée à l’usine à chaux de Tenke Fungurume Mining, filiale de CMOC Group.
Trois ans après cette délocalisation, AFREWATCH affirme que les engagements pris par l’entreprise — notamment la restauration des moyens de subsistance et la prise en charge sanitaire des populations affectées — n’ont toujours pas été respectés. Une situation qui, selon elle, a plongé plusieurs familles dans une précarité préoccupante.
L’ONG dénonce notamment : le recours à la force plutôt qu’au dialogue, l’instrumentalisation des forces de l’ordre, ainsi que des conditions de détention jugées inhumaines au cachot du parquet de Fungurume. Face à cette situation, AFREWATCH exige la libération immédiate et sans condition des personnes arrêtées et appelle au respect strict de l’Annexe XVIII du règlement minier L’Annexe XVIII du Règlement minier en République Démocratique du Congo (RDC) qui porte sur les principes et modalités pratiques d’indemnisation, de compensation et de réinstallation des communautés locales affectées par les projets miniers ainsi que des droits fondamentaux des communautés affectées.
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