Après Mbandaka, la contestation gagne désormais Moba. Depuis le lundi 7 septembre 2026, les enseignants affiliés au Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) Moba ont déclenché une grève sèche, paralysant davantage la rentrée scolaire. Parmi leurs principales revendications : porter le salaire mensuel de l’enseignant à 500 dollars américains.
Une revendication qui pose immédiatement la question de sa faisabilité financière. Avec plus de 624 000 enseignants recensés dans le fichier de paie, payer chacun 500 dollars représenterait environ 312 millions de dollars chaque mois, soit près de 3,75 milliards de dollars par an pour les seuls salaires de base. À cela devraient encore s’ajouter les primes, les avantages sociaux ainsi que la prise en charge des enseignants non encore intégrés dans la paie.
Pour autant, derrière ces chiffres se trouve une autre réalité : celle d’un corps enseignant qui réclame une amélioration substantielle de ses conditions de vie et de travail. Alors, 500 dollars par mois est-il un objectif budgétairement irréaliste à court terme, ou une revendication nécessaire pour rendre au métier d’enseignant son attractivité et améliorer la qualité de l’éducation en RDC ? La question est désormais posée au gouvernement : comment concilier les contraintes des finances publiques avec l’urgence sociale du secteur éducatif ?
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