Le président du Real Madrid, Florentino Pérez, se retrouve au cœur d’une vive polémique après ses récentes déclarations visant l’arbitrage espagnol. Le dirigeant madrilène risque désormais des sanctions disciplinaires après avoir dénoncé publiquement des « vols » et des « actes de corruption » au sein du corps arbitral.
Selon plusieurs médias espagnols, le syndicat des arbitres AESAF a officiellement saisi la Commission de discipline de la Fédération royale espagnole de football (RFEF). Cette plainte fait suite aux propos tenus par Florentino Pérez lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a sévèrement critiqué le niveau de l’arbitrage en Espagne.
Dans son communiqué, l’AESAF (Asociación Española de Árbitros de Fútbol) estime que les déclarations du patron du Real Madrid dépassent largement le cadre de la simple critique sportive. Le syndicat reproche notamment au dirigeant espagnol d’avoir remis en cause l’intégrité des arbitres en évoquant un système de corruption installé depuis plusieurs années.
« Le règlement disciplinaire de la RFEF prévoit plusieurs types de sanctions pour ce genre de déclarations. L’article 94 évoque notamment une suspension de toute activité liée au football pour une durée allant d’un mois à deux ans », rappelle un média local.
Cependant, les spécialistes du football espagnol jugent plus probable l’application de l’article 106 du code disciplinaire, qui sanctionne les propos portant atteinte à l’intégrité ou à l’impartialité des arbitres et des instances fédérales. Dans ce cas, Florentino Pérez pourrait écoper d’une amende comprise entre 601 et 3 005 euros.
Cette affaire relance une nouvelle fois le débat sur les tensions persistantes entre certains clubs espagnols et les instances arbitrales, dans un contexte déjà marqué par plusieurs polémiques autour de l’arbitrage en Liga.
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