La défense du général d’armée Christian Tshiwewe a soutenu, ce mardi, au début de ses répliques aux accusations de l’Auditeur général des FARDC, que les armes qui lui sont reprochées n’ont jamais été retrouvées à son domicile.
Me Parfait Kanyanga, avocat de l’ancien chef d’état-major général des FARDC, a notamment contesté la régularité de la perquisition effectuée au domicile de son client.
« La perquisition de son domicile, le 9 juillet 2025, est antérieure au mandat de perquisition émis le 28 juillet 2025 », a-t-il déclaré.
L’avocat a également relevé l’absence, selon lui, d’un procès-verbal de saisie : « Il n’existe aucun procès-verbal de saisie. »
Pour la défense, ces irrégularités devraient conduire la Haute Cour militaire à écarter les éléments recueillis dans ces conditions.
« Le magistrat que vous êtes ne peut tirer ou former sa conviction sur des actes irréguliers ou illégaux », a plaidé Me Parfait Kanyanga.
Et d’ajouter : « La justice ne peut tirer profit des renseignements obtenus dans l’illégalité ou des perquisitions illégales. »
La défense entend ainsi remettre en cause la valeur probante des éléments issus de la perquisition du 9 juillet 2025 et plaide pour qu’ils ne puissent servir de fondement à la conviction des juges.
Leave a comment