
Une vive controverse secoue Lualaba Copper Smelter (LCS, SAS), une entreprise minière à capitaux chinois opérant dans la province du Lualaba. En cause : une opération bancaire inédite qui pourrait impacter directement les salaires des travailleurs, y compris ceux n’ayant jamais contracté de crédit.
Dans une correspondance datée du 12 décembre2025, adressée à la Rawbank et réceptionnée le 16 courant, une banque locale, la délégation syndicale de LCS affirme avoir accepté de « participer consciemment et librement » à l’apurement des impayés liés aux dettes contractées par des agents licenciés, déserteurs ou démissionnaires.
Selon ce document, ces impayés auraient créé un déficit jugé préoccupant dans les comptes de la banque. Et pour espérer bénéficier d’un nouveau crédit bancaire, une solution aurait été trouvée. Chaque agent devrait contribuer à hauteur de 80 USD, afin de combler le trou financier.
Cette décision fait grincer des dents. Les agents n’ayant jamais contracté de crédit seraient aussi concernés par la retenue salariale, une mesure que plusieurs observateurs qualifient d’injuste et juridiquement discutable.
« Le crédit est un acte juridique personnel. La responsabilité ne peut être collective », tranche un juriste de la place, rappelant que toute retenue salariale doit viser exclusivement les employés ayant contracté la dette.
La société civile de son côté monte au créneau.
« Imposer une telle ponction salariale en pleine période des fêtes de fin d’année risque de provoquer une crise socio-professionnelle », averti un acteur local, qui appelle la délégation syndicale à revoir sa copie et à défendre équitablement les intérêts des travailleurs.
Cette affaire relance le débat sur la gouvernance sociale et financière au sein des entreprises minières du Lualaba, où les travailleurs dénoncent de plus en plus des décisions prises sans véritable consensus.
C’est un dossier à suivre !
Des accord que l’on voit dans plusieurs entreprises a kolwezi. Non seulement celle cité si haut , des actes déplorable