Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, mardi 29 septembre, le représentant du secrétaire général de l’ONU, James Swan, a présenté l’état d’avancement des initiatives diplomatiques visant à mettre fin au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon ce bilan, trois processus sont actuellement au cœur des efforts de médiation : Washington, Doha et l’Union africaine.
Dans le cadre des accords de Washington, la MONUSCO accompagne le programme volontaire de désarmement et de cantonnement des Forces démocratiques de libération du Rwanda, FDLR, annoncé en juillet par Kinshasa. Depuis septembre, 122 anciens combattants des FDLR et leurs dépendants ont été rapatriés au Rwanda, depuis le camp provisoire de Saké.
Sur le volet de Doha, les discussions entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, relancées en Suisse en août, ont débouché sur une feuille de route. Le Comité international de la Croix-Rouge, CICR, a également transféré, le 7 août, 15 détenus de Kinshasa vers les rangs de la rébellion.
La MONUSCO a par ailleurs appuyé les deux premières missions du Mécanisme conjoint de vérification élargi « plus », menées à Minembwe, dans le Sud-Kivu, et à Masisi, au Nord-Kivu. Ces missions sont présentées comme une étape importante vers l’instauration d’un cessez-le-feu permanent.
Enfin, sous l’égide de l’Union africaine et de son médiateur, le président togolais Faure Gnassingbé, un plan d’action de six mois a été adopté à Gaborone.
Ces différentes initiatives constituent, selon le bilan présenté à l’ONU, les principaux cadres actuellement mobilisés pour favoriser une sortie négociée de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC.
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