L’influenceuse congolaise Denise Dusauchoy Mukendi aurait été interpellée dimanche 30 août en Tanzanie alors qu’elle effectuait des démarches auprès de l’ambassade d’Espagne. Un éventuel rapatriement vers Kinshasa serait envisagé, selon une source. Les autorités n’ont, pour l’heure, pas officiellement confirmé ces informations.
Très suivie sur les réseaux sociaux, particulièrement sur TikTok, Denise Dusauchoy est devenue une personnalité incontournable de la sphère numérique congolaise. Ses prises de parole, souvent très critiques à l’égard des autorités et de plusieurs acteurs politiques, lui ont permis de fédérer une importante communauté, mais l’ont également régulièrement placée au centre de controverses.
Selon les informations rapportées à Agora, Denise Dusauchoy se serait rendue à l’ambassade d’Espagne en Tanzanie pour effectuer des formalités relatives au renouvellement de son visa. C’est au cours de cette démarche qu’elle aurait été interpellée. Les circonstances exactes de cette interpellation demeurent cependant inconnues. Les autorités tanzaniennes comme congolaises n’ont pas, à ce stade, communiqué officiellement sur l’affaire.
Il reste notamment à déterminer si l’interpellation repose sur une procédure judiciaire, une demande des autorités congolaises ou un autre motif lié à son séjour en Tanzanie.
Une source affirme que des démarches seraient actuellement entreprises pour permettre le retour de l’influenceuse à Kinshasa.
« Tout est fait pour qu’elle soit rapatriée à Kinshasa le plus rapidement possible afin d’être jugée », soutient cette source.
Une autre déclaration attribuée à la même source alimente davantage la controverse : « Elle va servir d’exemple à tous ceux qui insultent ».
Ces propos restent à considérer avec prudence en l’absence de confirmation officielle. Ils pourraient néanmoins traduire une volonté de poursuivre certains auteurs de contenus jugés offensants ou diffamatoires sur les réseaux sociaux.
Selon la même source, 22 autres personnes seraient également dans le viseur des autorités. Aucun nom n’a cependant été communiqué et aucun élément permettant de confirmer l’existence de procédures à leur encontre n’a été rendu public.
Au-delà de l’interpellation présumée de Denise Dusauchoy, cette affaire relance le débat sur les limites de la liberté d’expression dans l’espace numérique congolais. La multiplication des interventions politiques sur TikTok, Facebook et d’autres plateformes pose régulièrement la question de la frontière entre critique des dirigeants, propos considérés comme injurieux et éventuelle responsabilité pénale.
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