Alors que la République démocratique du Congo traverse une période marquée par de profondes tensions politiques et sécuritaires, l’appel au dialogue national lancé par le Président de la République suscite déjà des prises de position. Stanislas Dienga Okondji, personnalité politique et libre penseur, apporte son soutien à cette initiative, tout en appelant les acteurs congolais à éviter les erreurs du passé.
Dans une tribune intitulée « Dialogue national : l’intérêt supérieur de la Nation doit nous rassembler », il estime que les divergences politiques et les intérêts particuliers doivent s’effacer devant les impératifs nationaux : la paix, l’unité, la souveraineté et l’avenir de la RDC.
Pour lui, ce processus doit constituer une véritable opportunité pour les Congolais de se parler « avec responsabilité, franchise et patriotisme » autour des crises qui fragilisent le pays.
Stanislas Okondji met toutefois en garde contre le risque de reproduire les schémas des précédentes concertations.
La RDC, rappelle-t-il, a déjà connu plusieurs dialogues, accords et processus de négociation. Le problème, estime-t-il, réside moins dans l’absence de résolutions que dans la difficulté à traduire celles-ci en actes.
« Ce dialogue ne devra donc pas être un dialogue de plus », insiste-t-il.
Il plaide pour une rencontre orientée vers des solutions concrètes, capable de s’attaquer aux causes profondes des crises congolaises plutôt qu’à leurs seules conséquences. L’auteur appelle également à un dialogue qui consolide les institutions, renforce la souveraineté nationale et place l’intérêt du peuple congolais au-dessus des ambitions politiques individuelles.
Il soutient l’initiative présidentielle, particulièrement dans le contexte actuel, mais estime que son succès dépendra de la participation responsable de toutes les composantes de la société : majorité, opposition, société civile, confessions religieuses, jeunesse, femmes, diaspora et autres forces vives de la Nation.
Pour lui, dialoguer ne signifie pas renoncer à ses convictions. Il s’agit plutôt de faire preuve de maturité politique et de reconnaître qu’au-delà des appartenances partisanes existe un intérêt commun : la République démocratique du Congo.
Stanislas Okondji souhaite que le dialogue débouche sur une vision nationale partagée, des engagements précis et des mécanismes capables d’assurer leur mise en œuvre effective. Il appelle ainsi les protagonistes à faire preuve de « responsabilité historique » face aux défis qui menacent la paix, l’intégrité territoriale et l’avenir du pays.
« Nous pouvons être adversaires politiques sans devenir adversaires du Congo », rappelle-t-il.
Dans sa tribune, il insiste enfin sur la nécessité pour les Congolais de compter d’abord sur eux-mêmes pour construire l’unité nationale, défendre la souveraineté du pays et définir librement son avenir.
« Lorsque la Nation est confrontée à des défis qui menacent sa paix, son intégrité territoriale et son avenir, notre première appartenance doit rester le Congo », conclut-il.
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