En République démocratique du Congo, les dérives constatées sur les réseaux sociaux sont désormais dans le viseur de la justice. Le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, a instruit les officiers de police judiciaire (OPJ) à compétence générale de renforcer la recherche et la répression des infractions commises dans l’espace numérique.
« La RDC est inondée, depuis quelque temps, sur ses réseaux sociaux, de diverses tribulations qui, à ce jour, constituent une grande menace pour le pays », a-t-il fait savoir.
S’adressant aux OPJ, considérés comme « l’œil et l’oreille du ministère public », Firmin Mvonde Mambu les a exhortés à intensifier la lutte contre tous les faits infractionnels, particulièrement ceux commis en violation des dispositions légales contenues dans le Code du numérique. Le dispositif légal encadre notamment des faits tels que la diffamation, l’injure, la propagation de fausses informations, l’usurpation d’identité, le harcèlement et certaines atteintes à la vie privée.
Le procureur général a également mis en garde contre toute forme de complicité, de négligence ou de légèreté dans l’exercice des missions confiées aux OPJ. Il appelle ainsi les agents chargés des enquêtes à faire preuve de diligence, de rigueur et de professionnalisme dans la recherche des auteurs d’infractions commises dans le cyberespace.
À travers ces instructions, le parquet entend instaurer une synergie renforcée entre les différents acteurs de la chaîne judiciaire afin de mieux répondre aux dérives observées sur les plateformes numériques.
Cette mobilisation intervient alors que les autorités congolaises affichent leur volonté de faire de l’espace numérique un environnement soumis au respect de la loi, tout en rappelant que la liberté d’expression demeure protégée dans les limites fixées par la législation.
Pour les autorités judiciaires, l’enjeu est désormais de mettre fin à l’impunité dans le cyberespace et de faire comprendre aux utilisateurs des réseaux sociaux que l’espace numérique n’est pas une zone de non-droit.
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