Refoulé samedi lors de son arrivée aux États-Unis puis lâché par la Fifa, l’arbitre somalien Omar Artan s’est exprimé pour la première fois sur son compte Facebook et dans le New York Times exprimant sa déception.
« Je ne suis qu’un arbitre qui tentait de vivre son rêve, le plus grand rêve de ma vie, participer à la Coupe du monde. »
Omar Artan allait écrire l’histoire en devenant le premier Somalien à participer à la Coupe du monde. Un rêve devenu cauchemar aux douanes américaines.
Alors qu’il tentait de rejoindre le camp de base des arbitres à Miami, il a été interrogé pendant onze heures avant d’être emmené vers une cellule de rétention. Il y a été détenu pendant plusieurs heures avant d’être embarqué à bord d’un vol retour pour Istanbul, sans que les agents ne l’aient informé des raisons pour lesquelles il était interdit d’entrée sur le territoire américain.
Dans un premier temps, l’arbitre a voulu faire bonne figure. Sur son compte Facebook, il affirmait :
« Malgré les circonstances, je garde le moral et je me concentre sur les prochains défis qui m’attendent dans ma carrière d’arbitre », remerciant même la Confédération africaine de football (CAF) et la Fifa pour leur soutien.
Un soutien tout relatif, puisque la Fifa n’a même pas cherché à intervenir auprès des États-Unis, actant simplement le fait qu’il ne pourrait ni s’entraîner ni officier dans le principal pays hôte.
« C’est le gouvernement du pays hôte qui détermine en dernier ressort qui reçoit un visa et qui est admis sur son territoire », a justifié l’instance dans un communiqué.
Joint par le New York Times alors qu’il était en transit à Istanbul, Omar Artan s’est laissé aller à sa déception.
« J’avais les bons documents, j’avais tout, j’avais le bon visa », a-t-il ainsi affirmé, ajoutant avoir montré aux agents de l’immigration des documents de la Fifa, ainsi que des photos de sa carrière. « Je suis très, très déçu. »
« Je pense qu’ils ont un problème avec mon pays », a-t-il indiqué, précisant qu’il serait de retour mercredi à Mogadiscio.
La Somalie est l’un des nombreux pays dont les citoyens sont frappés d’une interdiction de voyage aux États-Unis par l’administration de Donald Trump.
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