L’étau se resserre autour de l’ancien président Joseph Kabila. Ce jeudi, le Département du Trésor des États-Unis a annoncé une série de sanctions financières à son encontre, l’accusant formellement d’apporter un appui matériel et financier à des mouvements rebelles, dont l’AFC et le M23.
L’instabilité chronique dans l’Est de la République démocratique du Congo prend une nouvelle tournure diplomatique. Par le biais de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), Washington a frappé fort en ciblant directement Joseph Kabila. Sous les décrets exécutifs 13413 et 13671, l’ancien chef d’État est accusé d’avoir « matériellement assisté » des groupes armés qui endeuillent la région.
Le communiqué américain est sans équivoque : Joseph Kabila aurait non seulement financé ces mouvements pour influencer la donne politique et militaire, mais il aurait également incité des éléments des FARDC à la désertion. Plus grave encore, le Trésor américain évoque des tentatives de coordination d’attaques contre les forces régulières depuis l’étranger.
Les sanctions imposées entraînent le gel systématique de tous ses avoirs sous juridiction américaine et interdisent toute transaction entre lui et des entités ou citoyens des États-Unis.
Pour l’heure, le camp de l’ancien président n’a pas encore réagi à ces graves accusations qui interviennent alors que la crise humanitaire s’aggrave dans les provinces orientales.
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