
Le Ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDUC-NC) franchit une nouvelle étape décisive dans la digitalisation du système éducatif congolais. Après des tests concluants à Lubumbashi (Haut-Katanga) et Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental), le processus de décentralisation des centres de scannage de l’Examen d’État entre dans sa deuxième phase.C’est une petite révolution qui se dessine dans les provinces de la République Démocratique du Congo. Pour pallier les défis logistiques liés au transport des copies vers la capitale, le gouvernement accélère le déploiement d’infrastructures technologiques en province.
Pour cette deuxième phase d’extension, le choix s’est porté sur des centres névralgiques permettant de couvrir plusieurs provinces éducationnelles : Gemena (Sud-Ubangi), Tshikapa (Kasaï), Béni (Nord-Kivu) et Kisangani (Tshopo). Ces nouvelles installations visent à réduire drastiquement le temps d’attente entre la fin des épreuves et la publication des résultats, tout en sécurisant l’intégrité des données des candidats.
Le 10 février dernier, une mission de haute importance a été conduite à Gemena par l’Inspecteur général adjoint, Nicolas Nyange Bizy. L’objectif était clair : évaluer la viabilité des infrastructures locales et s’assurer que les dispositifs de sécurité répondent aux standards nationaux. L’un des piliers de cette mission est le transfert de compétences. Une formation intensive est prévue pour les informaticiens locaux sur le logiciel « S Note Manager », l’outil central de cette modernisation. Ce logiciel permet une gestion numérisée et sécurisée des fiches de réponses, garantissant que chaque voix — ou plutôt chaque point — de l’élève soit comptabilisé sans erreur humaine.
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