
Les dernières actions et déclarations du Président Gustavo Petro ont ouvert une nouvelle crise avec les États-Unis. Le visa du chef d’État colombien a été révoqué, a annoncé le département d’État américain qui accuse Petro » d’actions téméraires et incendiaires ».
Washington a justifié sa décision en reprochant au Président colombien de s’être exprimé publiquement, le 26 septembre dernier, lors d’une manifestation propalestinienne dans les rues de la ville. Gustavo Petro a notamment appelé à former une « armée de sauvetage du monde » qui devrait être « plus grande que celle des Etats-Unis » et exhorté les militaires américains à « désobéir à l’ordre de Trump » pour « obéir à l’ordre de l’humanité ». Les autorités américaines ont qualifié ces propos de « téméraires et incendiaires », provoquant la révocation de son visa.
Gustavo Petro a quitté les Etats-Unis vendredi soir pour Bogota. Il possède également la nationalité italienne, ce qui devrait théoriquement lui permettre d’entrer sur le sol américain sans visa. Le Ministre colombien de l’Intérieur a critiqué la décision américaine estimant que le visa qui aurait dû être révoqué était celui du Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahou, accusant Washington de protéger l’« empire » tout en s’en prenant au seul Président capable de « lui dire la vérité en face ».
Les relations entre la Colombie et les États-Unis se sont nettement dégradées depuis le retour au pouvoir de Donald Trump en janvier. Le mardi à l’ONU, Gustavo Petro avait demandé l’ouverture d’une « procédure pénale » contre le Président américain suite à des frappes militaires dans les Caraïbes.
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