Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a signé l’ordonnance portant organisation et fonctionnement du Comité d’organisation du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. L’annonce de la signature de ce texte a été faite ce dimanche 13 septembre 2026 sur la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC).
Cette ordonnance intervient un peu plus de deux semaines après l’annonce officielle du Dialogue national, faite par le chef de l’État le 27 août dernier.
À ce stade, le texte fixe principalement les règles d’organisation et de fonctionnement du futur comité, sans dévoiler publiquement sa composition.
Selon les dispositions présentées, le fonctionnement de ce comité apparaît fortement rattaché à la Présidence de la République. Le chef de l’État désigne lui-même ses membres ainsi que le coordonnateur et le coordonnateur adjoint. Il dispose également du pouvoir de mettre fin à leurs fonctions.
Le directeur de cabinet du président de la République dispose, lui aussi, de prérogatives importantes. Il est notamment chargé de désigner les personnes-ressources appelées à accompagner les travaux du comité, de fixer les allocations accordées aux membres et aux experts, mais également de valider les communications publiques relatives aux travaux.
Le financement du comité doit, par ailleurs, être assuré par une dotation présidentielle. Les modalités pratiques d’exécution de l’ordonnance sont renvoyées à une instruction du directeur de cabinet du chef de l’État.
Cette architecture institutionnelle place ainsi l’essentiel des leviers de décision autour du président de la République et de son cabinet, alors que Félix Tshisekedi avait, lors de l’annonce du Dialogue, promis un processus « indépendant, représentatif et sécurisé » et assuré qu’il ne serait « confisqué par aucun camp ».
La question de l’autonomie réelle du Comité d’organisation pourrait donc rapidement s’imposer comme l’un des premiers enjeux de crédibilité du processus. D’autant que le chef de l’État avait annoncé que ce comité devait préparer les aspects administratifs, matériels et logistiques du Dialogue avant de lui soumettre un rapport préliminaire, sur la base duquel une seconde ordonnance doit convoquer formellement les assises nationales.
La composition du comité, toujours attendue, constituera dès lors un autre test majeur de la promesse d’un Dialogue inclusif.
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