L’épidémie d’Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo. Au 10 septembre, le pays comptait 7 022 cas confirmés, dont 3 398 décès, soit un taux de létalité de 48,4 %, selon le rapport de la riposte publié le 11 septembre par l’Institut national de santé publique (INSP).
La maladie a désormais atteint une septième province, le Sud-Ubangi, où un premier cas a été confirmé dans la zone de santé de Bulu. Il s’agit d’un homme de 23 ans, décédé. D’après le rapport, il avait quitté le Sud-Kivu le 10 juillet. Les équipes de la riposte poursuivent l’identification et le suivi de ses contacts.
Le Sud-Ubangi s’ajoute ainsi à l’Ituri, au Nord-Kivu, au Haut-Uélé, à la Tshopo, au Sud-Kivu et au Bas-Uélé. Au total, 62 zones de santé sont actuellement affectées.
Pour la seule journée du 10 septembre, 80 nouveaux cas confirmés ont été enregistrés, dont 43 au Nord-Kivu, 30 en Ituri, 6 dans le Haut-Uélé et 1 dans le Sud-Ubangi. La même journée, 49 décès ont été rapportés, parmi lesquels 31 survenus dans la communauté et 18 dans les centres de traitement Ebola. Vingt-quatre patients ont, en revanche, été déclarés guéris.
Avec 5 538 cas confirmés, l’Ituri reste le principal foyer de l’épidémie, concentrant près de 79 % du bilan national. Le Nord-Kivu connaît toutefois une progression préoccupante, avec 43 nouveaux cas recensés en 24 heures.
Dans cette province, 311 patients sont actuellement hospitalisés, tandis que le taux d’occupation des centres de traitement atteint 141,4 %. Sur 136 échantillons analysés, 43 se sont révélés positifs, dont 19 provenant de personnes décédées. La riposte fait également face à des difficultés logistiques et opérationnelles.
En Ituri, 14 corps n’ont pas pu être prélevés à Fataki et Mandima, faute d’intrants et d’équipes disponibles. Au Nord-Kivu, seuls 10 des 27 ménages identifiés ont été décontaminés. Par ailleurs, 38 membres du personnel sur les 61 évalués ont été classés à haut risque d’exposition.
Dans la Tshopo, un patient confirmé ayant quitté un centre de traitement se trouve toujours à son domicile. Les autorités sanitaires rapportent également la persistance de rumeurs liées à un prétendu « Ebola business ».
Déclarée officiellement le 15 mai 2026, cette flambée constitue la 17ᵉ épidémie d’Ebola enregistrée en RDC. Elle est causée par le virus Ebola de l’espèce Bundibugyo.
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