La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) alerte sur la propagation fulgurante de la 17ᵉ épidémie d’Ebola (souche Bundibugyo) en RDC. Le bilan officiel au 31 août s’élève à 6 186 cas et 3 007 décès (48,6 % de létalité), des chiffres que les évêques estiment sous-évalués faute de traçabilité complète.
Tout en saluant l’engagement du gouvernement et des soignants, la CENCO dénonce une situation critique sur le terrain :
Le manque d’équipements de protection dans les centres de santé a déjà coûté la vie à plusieurs professionnels de santé. Soignants et bénévoles souffrent de primes insuffisantes et de graves manques logistiques (mobilité, communication).
La riposte est freinée par la désinformation, l’attribution du virus à la sorcellerie, l’attachement aux rites funéraires traditionnels et le contexte de guerre dans l’Est. Ces facteurs alimentent la méfiance, causant des agressions contre les soignants et la destruction de centres de soins.
Pour contenir le virus, l’épiscopat demande l’application stricte des consignes sanitaires :
- Gestes barrières : Lavage fréquent des mains et suspension des poignées de main à l’église pendant l’échange de paix.
- Prudences alimentaires : Cuisson optimale des aliments et évitement de la viande de brousse.
- Sécurité mortuaire : Interdiction de toucher les malades ou de manipuler les corps des défunts.
- Adaptation pastorale : Les évêques sont autorisés à adapter la liturgie des funérailles et les veillées mortuaires en fonction des risques locaux.
Refusant le fatalisme, la CENCO appelle à une mobilisation générale pour vaincre l’épidémie, tandis que le gouvernement affirme employer toute son expérience passée pour contenir la crise.
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