La Coupe du monde 2026 se distingue déjà par une discipline particulièrement agitée. Après seulement 28 matchs disputés sur les 104 prévus, six joueurs ont déjà été expulsés, soit davantage que lors des éditions 2018 et 2022 réunies à ce stade de la compétition.
Le tournoi avait démarré sur les chapeaux de roue avec trois cartons rouges distribués lors du match d’ouverture remporté par le Mexique face à l’Afrique du Sud (2-0). Les expulsions de Cesar Montes, Sphephelo Sithole et Themba Zwane ont fait de cette rencontre le match d’ouverture le plus sanctionné de l’histoire de la Coupe du monde.
La tension est remontée d’un cran le 18 juin. Lors de la victoire de la Suisse contre la Bosnie-Herzégovine (4-1), Tarik Muharemovic a été exclu. Plus tard, deux nouveaux cartons rouges ont été distribués au cours de la lourde défaite du Qatar. Homam Ahmed a quitté prématurément la pelouse, suivi par Assim Madibo, expulsé directement pour un tacle dangereux ayant entraîné la grave blessure d’Ismaël Koné.
Avec déjà cinq expulsions directes recensées, le Mondial nord-américain dépasse largement les chiffres observés lors des deux précédentes éditions. En Russie en 2018 comme au Qatar en 2022, seulement quatre cartons rouges avaient été distribués sur l’ensemble des 64 rencontres.
Si le rythme actuel se maintient, la Coupe du monde 2026 pourrait se rapprocher des éditions les plus sévères de l’histoire. Le Brésil 2014 avait enregistré dix expulsions, tandis que l’Afrique du Sud 2010 en comptait dix-sept. Le record absolu reste toutefois celui de l’Allemagne 2006, avec 28 cartons rouges. Un total qui paraît désormais moins inaccessible alors que la phase de groupes est loin d’être terminée.
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