Ce mardi, l’Assemblée nationale a franchi une étape décisive dans le projet de réforme constitutionnelle porté par la majorité au pouvoir. En adoptant une proposition de loi facilitant l’organisation du référendum et en se muant en « chambre constituante » élargie, le pouvoir pose les bases d’un changement profond des textes fondamentaux du pays.
Les députés ont voté un texte qui octroie au Président de la République de nouvelles prérogatives, simplifiant ainsi les conditions de convocation d’un référendum. Aussitôt adopté, le projet a été transmis au Sénat pour une seconde lecture, confirmant la volonté du pouvoir d’accélérer le calendrier législatif.
Le tournant majeur réside dans la transformation de l’Assemblée nationale en « chambre constituante ». Cette instance, habilitée à modifier la Constitution, ne sera pas limitée aux seuls parlementaires nationaux. Afin de consolider sa base, la majorité a décidé d’élargir la composition de cette chambre à d’autres échelons de la gouvernance territoriale, incluant les députés provinciaux ; les conseillers municipaux et les gouverneurs de province.
Cette manœuvre stratégique, qui gonfle considérablement les rangs de la future constituante, ne manque pas de susciter des interrogations. Si le pouvoir présente cette démarche comme une étape nécessaire à la modernisation des institutions, une partie de l’opinion et de l’opposition y voit une tactique visant à verrouiller le processus de réforme.
L’examen du texte par la chambre haute du Parlement constituera désormais le prochain point de tension dans ce dossier brûlant qui cristallise le débat politique en République démocratique du Congo.
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