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Lualaba : la société civile interpelle le gouvernement sur le dossier Tenke Fungurume Mining

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Par une lettre ouverte adressée ce mardi 12 mai 2026 à la Primature, treize organisations de la société civile expriment leurs inquiétudes face à la dégradation du climat social à Fungurume. Le différend porte sur les modalités de délocalisation des habitants du village de Kabombwa par l’entreprise Tenke Fungurume Mining (TFM), filiale du Groupe CMOC.

Selon les signataires de la correspondance, le déplacement de près de 900 ménages, motivé par les impacts environnementaux de l’usine à chaux de TFM, ne respecterait pas les standards en vigueur. Les organisations rapportent les griefs des communautés locales qui qualifient le processus d’« opaque » et dénoncent des compensations financières jugées insuffisantes pour garantir la pérennité de leurs moyens de subsistance.

L’absence d’alternatives viables aurait conduit plusieurs familles à tenter une réinstallation sur le site initial de Kabombwa le 20 avril dernier, créant un point de rupture avec l’opérateur minier. La situation a pris une tournure judiciaire le 1er mai 2026. Suite à une plainte déposée par la filiale du groupe CMOC, onze personnes ont été interpellées. Si trois d’entre elles ont été remises en liberté, huit autres (dont une femme) demeurent à ce jour en détention au parquet près le tribunal de paix de Fungurume. Les organisations civiles font état d’un recours disproportionné à la force lors de ces interventions et pointent des zones d’ombre dans la procédure judiciaire en cours.

Face à ce qu’elles considèrent comme une menace pour la paix sociale dans la province du Lualaba, les ONG recommandent à la Première ministre :

  • L’arbitrage du conflit par la mise en place d’un dialogue multipartite (État, entreprise, société civile et communautés).
  • Une expertise indépendante pour évaluer la conformité des indemnisations par rapport au Code minier et aux normes internationales.
  • La désescalade sécuritaire par la libération des détenus et l’arrêt des mesures d’intimidation alléguées.

À cette heure, la direction de Tenke Fungurume Mining n’a pas encore officiellement réagi à ces nouvelles accusations.

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