
L’Organisation non gouvernementale Action pour le Développement Durable (ADID) a salué la décision de l’entreprise TFM CMOC de mettre à l’écart certains de ses agents, présumés impliqués dans des pratiques frauduleuses dans le cadre du processus de délocalisation des habitants du quartier Manomapia dans la commune rurale de Fungurume située à une centaine de kilomètres de Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba.
L’ONG de défense des droits de l’homme se dit satisfaite de cette mesure, qu’elle considère comme une réponse à ses dénonciations relatives à des pratiques contraires aux principes de transparence et d’équité, notamment des faits présumés de corruption et de détournement de fonds. Acteur clé dans le suivi du processus de délocalisation, l’ADID affirme que des audits internes au sein de l’entreprise ont révélé d’importants écarts entre les montants alloués et la qualité réelle des maisons construites. L’organisation évoque également l’utilisation de photos de maisons prises ailleurs, ce qui a entraîné des incohérences flagrantes dans l’évaluation du projet.
Par ailleurs, l’ONG dénonce la complicité de certains agents du RAP TFM, accusés d’avoir profité du processus pour acquérir des parcelles sur le site à délocaliser, où ils auraient construit des églises, des écoles et des maisons, au lieu de protéger les intérêts des populations concernées.
En définitif, ADID recommande à TFM CMOC d’approfondir l’enquête interne afin d’identifier tous les agents impliqués et de garantir une protection effective des populations contre toute manipulation ou exploitation frauduleuse.
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