
La vente de la mine de Mutoshi, dans le chef-lieu de la province du Lualaba, est au cœur d’une vive controverse. La plateforme Comprendre et Agir dans le Secteur Minier Industriel et Artisanal (CASMIA) dénonce une opération qu’elle juge opaque, entachée de graves zones d’ombre et menée en dehors des standards de transparence exigés dans la gestion des ressources minières stratégiques.
Dans un communiqué au ton ferme, publié ce 21 janvier, intitulé « La Gécamines, une entreprise minière ou un simple dépositaire des titres miniers au profit des autres ?» et exploité par Agora Magazine, CASMIA-G affirme que des informations cruciales relatives à cette transaction entre la Gécamines et Chemaf avant une vente aux USA ou à la Chine, n’ont jamais été rendues publiques. Les conditions exactes de la cession, la valeur réelle du gisement, les bénéficiaires effectifs de l’opération ainsi que les intérêts économiques et politiques en jeu demeurent, selon la plateforme, soigneusement dissimulés.
Pour CASMIA-G, cette situation est d’autant plus alarmante que la mine de Mutoshi représente un actif stratégique de premier plan pour l’économie nationale. L’organisation estime que l’absence de transparence autour de cette vente alimente les soupçons de mauvaise gouvernance et fait peser un risque sérieux sur les intérêts de l’État congolais et des communautés locales, déjà fragilisées par l’exploitation minière.
La plateforme rappelle que toute transaction portant sur les ressources minières nationales doit impérativement se faire dans le strict respect des principes de bonne gouvernance, de redevabilité et de légalité. Face à ce qu’elle considère comme un déni de transparence, CASMIA-G interpelle directement les autorités compétentes et exige des clarifications immédiates afin de lever les zones d’ombre qui entourent ce dossier sensible et hautement stratégique.
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